L’Elan Alces alces

L’aspect de l’élan peut surprendre. Son corps court est porté par de très longs membres. De grandes oreilles et un imposant museau bombé cernent des yeux étonnamment petits. Son allure générale tient de la chimère entre un cheval et un cerf. En général, il utilise le trot pour se déplacer, mais pour fuir un danger, il passe au galop qui lui permet d’atteindre les 50 km/h. Enfin, n’oublions pas ses talents de nageur qu’il utilise pour chercher sa nourriture sous l’eau.

Question vestimentaire, il arbore l’hiver un pelage très fourni. Maintenant, parlons du couvre-chef. Comme chez la majorité des cervidés, le mâle arbore de fiers bois dont l’envergure atteint parfois deux mètres. Par endroits, ils sont aplatis, ce qui est une caractéristique de l’espèce.

Une vie de solitaire

A quoi servent ces bois plutôt lourds à porter et peu pratiques à balader en forêt ? À montrer leur virilité, bien entendu. Comme l’explique la biologiste Vince Crichton, plus ils sont imposants, plus cela démontre aux femelles que se sera le parfait père pour leurs enfants. Le plus souvent, sans même combattre, le mâle le mieux pourvu en bois, peut s’attendre à une période de rut très fructueuse.

Une fois les mâles comblés d’amour, ou pas, leurs bois ne servent plus à rien, sinon à les encombrer. Ils s’en débarrassent donc entre novembre et décembre. Ce n’est qu’en avril, au printemps, qu’ils commenceront à se préoccuper de leurs amours avec une repousse des bois. Celle-ci est encore plus rapide que chez le cerf. La vitesse peut atteindre vingt centimètres tous les neuf jours. Au début de l’été, les mâles commencent à frotter leurs bois contre les arbres pour les débarrasser de leur velours, ainsi dès le mois d’août, ils arborent d’impressionnantes palettes marron capables de faire chavirer ces dames.

Reste aux mâles à se parfumer. Entre la fin septembre et le début octobre, ils creusent de petites fosses dans le sol dans lesquelles ils urinent. Puis ils donnent de vigoureux coups de pattes dans la fosse pour projeter l’urine sur leurs bois. L’enivrant parfum qui s’en dégage déclenche le cycle de l’ovulation chez la femelle.

Inféodé aux milieux aquatiques

L’élan préfère vivre dans les zones humides où son gros appétit lui fait apprécier une grande diversité de mets pour herbivores : herbes, plantes aquatiques, feuillages et écorces de nombreux arbres et arbustes, lichen, mousses… Il avoue néanmoins une nette préférence pour les jeunes branches, les pousses et les feuilles de saules ou de bouleaux au printemps et en été. En hiver, il peut se contenter d’aiguilles et écorces de pins.

Un nouvel arrivant en phase d’acclimatation

Les trois femelles que nous présentons sont arrivés de Suède le 21 novembre 2019, alors qu’il neigeait. Sans doute pour éviter le dépaysement !

Elles ont été placées temporairement dans un enclos d’adaptation afin de les présenter aux autres espèces de la Réserve, mais aussi aux visiteurs. D’emblée nos chevrettes ont trouvé ces nouvelles arrivantes …grandes, très grandes mais avenantes. Elles ont donc rapidement pris l’habitude de venir partager leur repas.

Elles ont été placées temporairement dans un enclos d’adaptation afin de les présenter aux autres espèces de la Réserve, mais aussi aux visiteurs. D’emblée nos chevrettes ont trouvé ces nouvelles arrivantes …grandes, très grandes mais avenantes. Elles ont donc rapidement pris l’habitude de venir partager leur repas.

Les bisons se sont montrés très intrigués par ces nouvelles venues. Les échanges ont été nombreux pendant l’hiver, mais il faut bien avouer que cette curiosité réciproque a progressivement disparu pour n’être plus maintenant qu’une indifférence polie.

Quant aux chevaux de Przewalski, ils ont une fois de plus confirmé leur sale caractère, ne s’approchant des élanes que pour mieux tenter de les botter !

En mai 2020, une sacrée surprise

Nos trois femelles se sont retrouvées bien esseulées tout l’hiver 2019-20 car les époux que nous leurs avions trouvés étaient restés bloqués dans leurs pays d’origine pour cause de Covid-19. Néanmoins quel ne fut pas notre surprise de découvrir le 22 mai 2020, un minuscule bout de chou de 50 centimètres de haut dans l’enclos des femelles ! L’une d’elle ayant forcément fauté avant de nous rejoindre… Armée d’un sale caractère, elle s’est transformée en douce maman attentive.

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